peerliane

12 janvier 2019

Anakao - Richard's Bay

10.01.2019

  Nous voilà arrivés depuis une semaine à la marina de Richard's bay en Afrique du sud. Bibi et Steve nous ont quittés hier matin pour retourner en métropole. Après 2 mois passés sur Peerliane tous les quatre nous nous retrouvons seuls avec Martin ; ça nous fait tout drôle. J'avoue que j'ai versé une larme. L'expérience à été formidable ; ils sont de bons équipiers : efficaces pour les manœuvres de navigation, volontaires pour les tâches diverses à bord, et toujours enclins à plaisanter. En somme, on s'était bien attachés à ces deux loustiques. {Désormais on ne peut qu'aussi vous souhaiter bon vent avec votre voilier vers les mers du nord...}.

  De même qu'ils l'avaient déjà vécus en famille lors de leur tour du monde sur ce même voilier, Franck, le papa de Martin, m'avait affirmé avant que nous partions de Mayotte « 4, c'est le bon nombre sur Peerliane ». Je valide.

 

  Retour sur notre traversée depuis Anakao, au sud de Madagascar. C'est le dernier village de la côte ouest où nous faisons escale. 2 nuits passées au Mada surf lodge en période de Noël ; nous profitons de nos derniers moments de confort avant la traversée. Pour notre dernière nuit à Madagascar, nous décidons de mouiller en face, à l'île de Nosy Ve. Plus tranquilles, nous nous apprêtons alors à partager un second repas de Noël, sur Peerliane cette fois-ci. Le menu avait été imaginé, non sans excitation, au moins une semaine à l'avance. Apéritif avec toasts de foie gras au cognac accompagné d'une confiture de figue, puis parmentier de canard. Énoncé comme ça, il y a de quoi faire saliver n'importe quel adepte de bonne bouffe {n'est-ce pas mariellou}. Sauf que dans notre cas, disons qu'on s'est bien foirés dans la cuisine. En commençant la dégustation du foie gras, nous l'avons trouvé trop cru et avons décidé de le faire cuire à la poêle. Idée merdique votée unanimement : plus le foie cuisait, moins on le voyait dans la poêle. Au final, il nous est resté l'équivalent en taille d'une pièce d'un euros de foie gras ; le reste transformé en liquide gras et écoeurant. Notre déception était à son comble mais le fou rire assuré. Comme j'avais déployé tous mes talents aux fourneaux, de bons cœurs, tous ont bien voulus m'accorder le privilège de manger ce bout ridicule. Le parmentier nous a permis de rattraper un peu le coup ; quoique : merci Bibi pour la purée périmée depuis 10 ans.

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  Ensuite c'est la traversée sur 700 miles (~1260km). Tout se passe bien, au mieux nous parcourons 140 miles en une journée. Nous fêtons nouvel an en toute simplicité, quelque part sur l'eau au milieu du canal du Mozambique. Un réveil, des bisous à minuit aux garçons qui se relaient en quart sur le pont et nous retournons nous coucher. Au petit matin, la mer est toujours calme, on constate que nos hommes ont quand même marqué le coup de la nouvelle année... La navigation se poursuit dans de bonnes conditions jusqu'à la veille de l'arrivée où un vent de sud se lève. La météo l'avait annoncé et nos sens ne nous trompent pas : ça sent le roussi. Nous prenons directement 2 ris (réduction de la grand voile) et nous hissons la petite voile de tempête. Nous avons bien fait, la nuit à été éprouvante en relais à la barre, avec 25 nœuds de vent et 3m de vagues. Après s'être pris de bonnes petites déferlantes sur le pont pendant 4h, tu es content de rentrer au chaud pour laisser la place. Sans compter l'appréhension laissée par le passage des nombreux cargos que nous croisons de nuit sur la route. La vigilance doit être sans relâche. L'arrivée aux abords des côtes de l'Afrique du sud se fait avec soulagement et une certaine hâte de poser le pied à terre.

                                           BREF

   On arrive, tous le monde est content et on boit des bières fraîches.

 

  Petits mots sur notre premier réveil incongru dans ce pays. La veille au soir de notre arrivée, un français de la marina nous avait mis en garde : « Faites attention aux vols à la marina, ici les petits singes font comme chez eux ! ». Outrés du terme employé par cet homme à l'égard des populations africaines, nous nous sommes dit qu'il faisait assertion de racisme. Mais voilà que le lendemain au premier réveil, nous entendons Steve, déjà éveillé, dire : « Il y a un singe dans la descente ». Nous bondissons de nos lits pour observer le vandalisme qui se déroule sous nos yeux. Une cinquantaine de macaques (mâles à testicules bleues et femelles portant leur bébé sur le dos) s'affairaient dans les bateaux pour y voler tous les fruits qu'ils y trouvaient, en défiant du regard les propriétaires qui tentaient avec difficulté de les chasser. Notre voisin français parlais donc réellement de singes et la confusion de la veille nous a à la fois amusés et nous a soulagés.

Pourquoi certains singes ont-ils les testicules bleues ?

Cette teinte n'est pas causée par des changements hormonaux, comme c'est le cas pour les testicules rouges des babouins. Selon Fred Bercovitch, biologiste à l'université de Kyoto (Japon), elle s'expliquerait par un phénomène d'optique appelé "effet Tyndall". Du fait de la structure particulière du derme dans cette zone, la peau absorbe l'ensemble du spectre lumineux, à l'exception de la lumière bleue.

https://www.nationalgeographic.fr

 

 

  Avant leur départ, nous avons eu l'occasion, avec Bibi et Steve, d'être guidé dans une réserve naturelle : Hluhluwe, 97 000 hectares. Par chance, dès le départ, nous avons pu entrevoir dans les fourrés deux lionnes. Majestueux. Puis c'était au tour des antilopes, des girafes, des éléphants, des zèbres, des crocodiles, des buffles, des phacochères (Steve, ému, a trouvé un compère en cet animal tant similaire à lui de par ses rouflaquettes). 

Capture d’écran 2019-01-12 à 15

Steve, le phacochère, et leurs rouflaquettes. La vie est belle.

        

   À l'époque de la saison des amours, les circonstances nous ont placé face à une femelle rhinocéros plantée avec son bébé sur la route, faisant face à un mâle tentant en vain de la séduire. La dispute était impressionnante, jonchée des cris des deux rhinocéros (terme employé : ils barètent). Essayant de forcer le passage au bout d'une demi-heure, notre guide a fait à plusieurs reprises vrombir le moteur mais le mâle nous faisait systématiquement face, prêt à charger, et trouvant certainement là l'occasion de prouver sa virilité à la femelle convoitée. Des personnes rattachées au parc, s'y prenant avec plus de méthode, ont fini par se frayer un passage, nous permettant de poursuivre la découverte de la réserve. Nous en gardons de très belles images.

>> Album photo : voir dans la rubrique Afrique du sud

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19 décembre 2018

Nosy Be - Tuléar

01/11/2018

 

Temps forts

 

- La télévision de bord : dans les mouillages, elle consiste à fixer une lampe, de nuit, au dessus de la surface de l'eau. Les poissons sont ainsi, en nombre, très vite attirés. Notre spectacle. On tente d'installer une ligne avec un plomb et en bonus au bout de l'hameçon, de la mimolette. Ca marche ! Les touches sont nombreuses. Avec Bibi, nous ne réussissons pas à remonter la ligne que nous perdons à l'eau après s'être fait légèrement lacérer les doigts. Le poisson avait l'air énorme, dommage ça sera pour une prochaine fois.

- Des dauphins suivent le bateau de temps à autre ; sympathique. D'autres compagnons adhèrent à Peerliane depuis plusieurs milles. Il s'agit d'une famille de rémoras, poissons munis d'un disque adhésif sur le haut de la tête, qu'ils utilisent pour s'accrocher aux poissons plus gros : Martin par exemple, qui s'est fait croquer un bout d'orteil. Rien de bien méchant, mais ces espèces goûtent à tout ce qui leur passe sous la dent, jusqu'aux choses les plus intimes que nous rejetons par dessus bord... Je ne voudrais assurément pas d'eux dans mon assiette.

- Le lémuriens apprécient les peaux de bananes que nous leurs offrons. Il ne sont pas du tout craintifs. Il faut dire qu'ils sont assez attachants lorsqu'ils portent leur bébé dans le dos.

- Que c'est bon de profiter de l'apéro tous les quatre devant des couchers de soleils remarquables. Une soirée, c'est arrivé sans prévenir : nos ressources alcoolisées de bord ont été presque dilapidées. Oups. On a terminé éméchés à s'endormir à la belle étoile sur le pont. Ce soir là, les étoiles tournaient plus vite qu'à la normale.

- Bibi a réalisé son dessein. Désormais elle ne fuguera plus en bus comme l'année de ses 6 ans pour trouver une plage paradisiaque et y faire le fameux ''tahiti douche''. Aujourd'hui, Bibi s'est enfin accomplie au cœur de l'eau cristalline d'une plage paumée des abords du canal du Mozambique. Houra, elle est rayonnante.

- Lorsque nous péchons - des thazars généralement - les garçons s'attèlent à la tâche du fumage. Le fumoir nous ravit. Il est efficace, installé tout à l'arrière de Peerliane. Découpage des filets, salage, rinçage, séchage, puis enfumage. La durée moyenne d'un fumage est estimée à 8h. Notre moment préféré reste bien entendu celui de la mise en bouche. Que de choix entre tous les bocaux que nous avons déjà faits, conservés par l'huile d'olive - citronnelle, safran, poivres et baies sauvages, herbes de Provence... -.

- Steve fait du bon pain ; véridique. On a donc décidé lors de notre dernier arrêt en ville avec Bibi d'acheter des plaquettes de chocolat afin que Steve puisse nous faire des petits pains choco. De même, Martin fait d'excellents carpaccio de poisson ; du coup on a acheté de la sauce soja et du wasabi, en quantité. Je tiens à dire que nous passons au minima 30 minutes par jours à causer de nourriture avec Bibi. C'est un sujet qui nous passionne sans relâche !

 

Coups bas, avec gestion des évènements

 

- La veille au soir de notre départ de Nosy Be - 14/11/2018 -, nous rentrons à la marina après avoir profité de notre dernier jour à terre autour de quelques verres et d'une bonne bouffe. Je suis dans l'annexe avec Martin pour regagner Peerliane ; Bibi et Steve nous suivent en kayak, plus loin. À plus de deux tiers du trajet, nous n’apercevons toujours pas le mât du bateau. Étrange. Nous arrivons au mouillage ; notre gorge se resserre. Martin avertit Bibi et Steve « Les gars, on a un GROS problème ». Je lance « Il n'y a plus de bateau ». Nous sommes dans l'incompréhension mais le bateau ne s'est, à l'évidence, pas volatilisé. Martin prospecte l'horizon noir. Après de longues minutes, Peerliane est alors retrouvée à 200 mètres, dans la mangrove. Les vents ont été forts cette soirée ; une plaque de marne s'est sans doute décrochée entraînant l'ancre sur cette distance. Nous sommes enlisés dans la vase ; ce n'est pas bien grave. Un autre voilier plus loin n'a pas eu cette chance. Nous attendrons simplement que la marée remonte et nous partirons au matin.

Je pense qu'au moment du coucher, on s'est tous les quatre dit quelque chose du type ''Eh bein, ça commence bien !''...

- Ça monte et ça descend = transit de m**** (diarrhée, constipation, vomit pour le détail). Ça s'était les premiers jours ; désormais notre estomac résiste à toute épreuve.

- Petit moment d'appréhension lorsque nous avons vu un gros grain arriver à Antany Mora. Nous étions au départ installés tranquillement sur la plage pour un voulé – barbecue -. Nous avons dû faire vite pour tout ranger. Steve est parti devant en kayak pour fermer les hublots du bateau ; en chemin il casse la pagaie - trop de puissance dans le bonhomme -. Dans l'annexe, Martin s'acharne à la godille pour rejoindre le bateau. Le vent souffle fort et les vagues nous claquent la figure à l'avant avec Bibi. On arrive, soulagés. La pluie commence juste. Il faut alors rapidement sécuriser tout ce qui est sur le pont pour anticiper les caprices du vent. On se sèche ensuite tous à l'intérieur, et c'est partit pour une partie de Yam's !

- Nous y réfléchirons désormais à deux fois avec Bibi lorsque nous préparerons des goûters. La pâte à crêpe a été un véritable fiasco, un carnage phénoménal. Nous avons créer une véritable bombe ; au sens propre. Comment est-ce possible d'en arriver là ? Je m'explique : Bibi a confondu le sucre avec le sel. Ne lui en voulons pas, l'erreur est humaine. Résultat : la pâte à crêpe, aussi belle et lisse d'aspect fût-elle, était tout bonnement dégueulasse. Nous avons voulu rattraper le coup en y ajoutant du miel, de la levure, du picon, et du chocolat nesquik. Oui quelque chose ne coïncide par dans cette phrase me direz-vous, certainement le « nous avons voulu rattraper » avec la liste incongrue des ingrédients intégrés. Quoi qu'il en soit nous avons trouvé cette nouvelle invention plus goûtue et avons lancé la cuisson des crêpes. La préparation de la pâte nous ayant déjà pris une bonne heure, la cuisson nous a vite fatiguées. Aussi avons nous décidé de stocker le reste du litre restant de pâte dans une bouteille en plastique. La nuit durant, la chimie fit son effet. Bibi fut témoin, en premier, à 3h du matin, du désastre. À bord, nous avions l'impression d'observer notre nouvelle cuisine au travers du spectre d'un flambi au chocolat. Murs, matériel de navigation, livres, dessins de Martin, tissus - et j'en passe - étaient repeints de pâte à crêpe. Tout ça s'était passé dans notre aveuglement le plus total ; nous dormions. C'était comme si le litre contenu dans la bouteille avec quadruplé sous l'effet de la pression. Le nettoyage nous a pris du temps et nous continuons encore, de temps à autre, à retrouver des résidus de la substance maudite. Depuis ce jour, Martin et Steve nous ont interdit de conception de pâte à crêpe. Secrètement, nous ne sommes pas peu fières d'avoir créer le mélange parfait pour fabriquer une bombe de pâte à crêpe. De quoi faire rêver quelques enfants polissons...

- En effectuant un grand bord vers le large direction l'île Chesterfield ; il est minuit. Nous terminons notre quart avec Bibi et laissons place à nos hommes pour aller nous effondrer dans nos couchettes. Un petit café leur ferait plaisir ; je me tiens éveillée encore quelques minutes, le temps que l'eau chauffe. Bibi s'est effondrée, Steve est encore à l'intérieur. Je jette un coup d'oeil dehors et nous entendons un gros craquement à l'arrière. Je saisis la frontale et éclaire sur la source du bruit. Nous ne déterminons pas son origine immédiatement, jusqu'à ce que le faisceau atteigne l'eau : l'annexe s'est retournée, presque totalement immergée. Elle ralentit le bateau et surtout, tire considérablement sur son bout et sur le taquet d'amarrage. Martin réagit très vite en se mettant face au vent pendant que j'appelle l'équipage : nous affalons alors les voiles et nous empressons à l'arrière pour tenter de retourner l'annexe. Nous avons perdu les rames, la boîte d'assise et nos tongs - malheur, comment allons nous faire pour débarquer ! -. Steve et Martin, à force de persévérance, réussissent le coup. Martin se plie en deux en se tenant à l'arrière de Peerliane pour écoper la quantité d'eau amassée - il serait trop dangereux de se mettre dans l'annexe instable de nuit -. Nous remontons finalement l'annexe sur le pont à la place à laquelle elle aurait dû être pour la navigation. Nous nous étions pourtant fait la remarque à plusieurs reprises : « Oh il faudra qu'on remonte l'annexe si on fait une nav' de nuit ! ». Voila, ça nous apprendra.

Après un trajet de 30 000, Chesterfield s'avère non accueillante avec ses vagues qui cassent sur les récifs tout autour. Impossible de mouiller. Nous nous dirigeons en direction du Cap saint André mais là encore difficile de le passer, grosse et courte houle avec vent de face obligeant le bateau à piquer du nez dans les vagues. Nous faisons demi-tour et mouillons de nuit plus loin à l'abri. Après une bonne nuit de sommeil nous repartons pour le passage du cap. Tout se passe bien jusqu'à ce que le vent forcisse accompagné par une forte houle, encore. C'est parti pour un second demi-tour, nous mouillons approximativement au même endroit que la veille. Martin et Steve se consolent en espérant surfer le lendemain les vagues qu'ils ont repéré à côté. Niet, au réveil la houle n'est pas bonne pour le surf et le bateau roule trop ; il faut partir. Direction le cap, encore et encore ; ça y est les conditions sont réunies cette fois-ci. Nous le passons, tout guillerets. Jamais deux sans trois !

 

19/11/2018

 

Arrêts effectués depuis le départ de Nosy Be - 40 jours -

 

Sakatia -Antsoha -Baramahamay -Antany Mora -Nosy Lava - Narimbe - Baie de Morambe Mahajanga - Baie de Baly - Belobaka – Maintirano -Iles Barren - Morondave - Belo sur Mer – Morombe – Tuléar

Départ dans deux jours vers Anakao pour y fêter Noël ; et faire un peu de surf. Nous aurons effectué un beau périple tous les quatre en longeant toute la côte ouest de Madagascar...

Prochaine destination Richard's Bay en Afrique du sud avec un court arrêt plus au nord, sur l'île de Mozambique.

 

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13 novembre 2018

Arrivée de Bibi et Steve à Nosy Be

13/11/2018

  Départ annoncé demain matin à l'aube - il se faisait attendre! -. Premier arrêt prévu à Nosy Sakatia pour gratter la coque - on profitera de l'eau cristalline et de notre nouvelle main d'oeuvre- , puis direction le sud de Madagascar en longeant la côte ouest, jusqu'à Tuléar.

  Lorsque je parle de ''nouvelle main d'oeuvre'' il s'agit de Bibi et Steve qui nous on enfin rejoint ! Nous avons bouclés les préparatifs du bateau ce matin après une semaine ponctuée par de multiples missions - eau, nourriture, peinture anti-dérapante sur le pont, réparation moteur bière...caïpirhina...soirées entre amis... baignade.. massages... oups.. je m'égare, mais vous aurez bien compris. La vie ici c'est ''Tsi Manin'', comme on dit à Madagascar, ''pas de soucis''. C'est aussi le nom de notre bar préféré, où nous buvons actuellement quelques bocs avec Bibi, en attendant Martin et Steeve qui sont partis chez le ferrailleur. Chacun ses problèmes ! D'ailleurs c'est le moment de terminer mon récit car Bibi s'impatiente, elle fait tomber son verre - serait elle déjà trop échauffée ? - et va commander un mojito. Pensée pour l'alsace-lorraine car elle me parle de ce bar malagache qui produit du « Ge-vourt-straminer ». Mauvaise prononciation de sa part mais le cœur y est !

  Enfin nous souhaiterions préciser à notre auditoire que le premier repas que nous nous sommes fait à 4 sur Peerliane pour leur arrivée fut une ''tarfllette'' - mélange de fromages, patates, charcuterie et cornichons, tout ça touillé et mijoté lentement, le temps d' ''un'' godet de vin dégueulasse sur le pont - , dont le fromage bien dégoulinant par le transport en avion fut soigneusement ramené par les soins de Bibi et Steve de métropole. Ah, qu'est ce qu'on ferait sans eux ! Le voyage s'annonce superbe.

 Nos photos: 

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12 novembre 2018

Requin baleine

05/11/2018

  Retour sur un bon moment passé en compagnie de notre amie Caro, venue spécialement nous retrouver de Mayotte car, dit-elle avec son grand sourire, : « je peux pas me passer de vous » - la bonne copine -. Résultat, week end express de 4 jours. Au programme restaurant, bar, farniente, beaucoup de rires incontrôlés, et surtout immersion avec les fameux requins baleine de Madagascar. Majestueux !

>> lien video - NATGEO WILD - Enregistrée aux Phillipines

Pour donner une idée de LA BETE.

Baleines Rand'eau - Requins Baleine que nous observés à Nosy Be, Madagascar

Descriptions sur les Requins Baleine que nous observons lors de nos excursions autour de Nosy Be

http://baleinesrandeau.com

Merci Tom pour cette journée!

 

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01 novembre 2018

Mahambo

30-10-2018

  Nous voilà revenus d'un petit trip à Mahambo, côte Est de Madagascar.

Madagascar en Photos : La carte interactive

Choix des photos par lieu sur une carte interactive de Madagascar, accès direct aux lieux et villes disponibles.

https://www.madagascar-photo.com


  Au total 100h d'itinérance par la terre, aller-retour, pour seulement 4 jours sur place. Motivés. Le trajet à été long et pénible.

  Premier taxi de Dar es Salaam à Hell-ville - barque rapide jusqu'à Ankify {ça dépote, impression d'être sur un tape-cul version 10 personnes}- taxi brousse confort local jusqu'à Ambanja - relais taxi brousse jusque Antananarivo la capitale {c'est parti pour 20h avec musiques/clips malgaches bien kitchs à fond les enceintes / ça sent le gras de beignets et la transpiration / quand ta voisine vomit 3 fois t'es contente / tu te dis que tu vas peut être mourir sur la route car ils roulent comme des malades sur une route sinueuse / dans les montagnes ça caille, on n'a pas pris de pantalons bien entendu, le pull et le bonnet nous sauvent la mise / Antananarivo, c'est l'usine : surpopulation, misère, pollution, ça ne fait pas tellement envie, triste réalité, en plus on se fait voler notre téléphone portable, dans le taxi brousse, par un petit bonhomme, carrément} - relais taxi brousse toujours, vers Tamatave {9h, mêmes conditions que précédemment} - taxi brousse, le vrai broussard j'entends, jusque notre destination finale Mahambo {là, tu subis tes dernières heures de trajet / jeu de la sardine : le but est de faire rentrer le plus de personnes dans un taxi type monospace, grosso modo 15-20 personnes / ça secoue dans tous les sens, tu ne sens plus ton corps qui ne fait qu'un avec celui de tes voisins tant tu es compressé / quand tu sors pour les pauses ta peau se regonfle, l'air sèche ta transpiration excessive, tu revis, c'est chouette / tu peux tomber en panne aussi, attendre les réparations, Martin pousse le taxi avec les malgaches, 1h après on à fait 100 mètres, on en a marre, on change de taxi brousse, encore et encore...}. Après 50h de route et de pauses, interminables toutes les 2h {il faut dire que les paysages sont tout de même magnifiques}, on arrive enfin à Mahambo. Dieu que cet endroit est paisible!!

  La tranquillité absolue, ça vaut le trajet. Notre nouvel ami Kevin qui habite là nous montre les spots de surf. Martin ne tarde pas à se mettre à l'eau, puis fait de même tous les jours, dès 5h à la pointe. Quelques surfeurs venus de la Réunion l'accompagnent. Je l'attends paisiblement affalée dans les canapés de l'hôtel d'en face en me distrayant par des lectures et par la vue du spot de surf. L'auberge Vanila café dans laquelle on a pris une chambre est sympathique, ainsi que nos hébergeurs avec qui on ne tarde pas à faire la fête le premier soir}. L'avant dernier jour nous partons en voiture pour une journée de surf à Ambatmalambo dans la ''baie Max''. Génial, personne. Des vagues qui déroulent pour notre plus grand bonheur. Nous sommes tous les deux en bodyboard et je réussis à rentrer dans mon premier tube ! Je suis très fière de moi et n'hésite pas à m'auto-complimenter quand Martin me retrouve sur la plage {j'ai eu un peu peur tout de même au moment où la vague s'est refermée sur moi}. Après cet exploit inespéré je décide de m'arrêter de surfer pour la journée mais Martin ne s'arrête plus, jusqu'à la fin d'après-midi. Les quelques locaux venus surfer avec nous m'offrent un spectacle impressionnant de la plage. Ce ne sont que des enfants, 11 ans pour le plus jeune, et ils prennent les vagues avec une telle aisance. Leurs planches sont belles, dons de quelques touristes aventureux venus profiter des vagues du coin. Après 4 jours sur place nous décidons de rentrer car notre petit budget est passé à la trappe. On a bien profité. Le retour se fait dans les mêmes conditions qu'à l'aller, no comment. Au passage, Martin se prend une amande pour avoir uriné sur la voie publique à Ambanja.

>> voir album Madagascar : 

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  Désormais, nous sommes de retour sur Nosy Be et profitons des bars du front de mer de Mardirokely en attendant Caro qui devrait arriver de Mayotte dans deux jours, puis Bibi et Steeve qui arrivent de la Rochelle le 6 novembre et qui vont nous escorter quelques mois sur Peerliane jusqu'en Afrique du sud. On a hâte de vous retrouver les amis...

 

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